Christophe Chambelin : « Le marché des banques, équipé à 100 %, est en renouvellement et évolue vers des solutions IP (en remplacement du protocole X25). Les grandes entreprises et infrastructures critiques de type Seveso sont équipées à 80 %. Dans ce secteur, la sécurité est partagée entre surveillance humaine et sécurité électronique. Ce marché est en phase de renouvellement partiel, notamment de petits matériels. On observe aussi un besoin de supervision, lié à l’interopérabilité des systèmes. Les PM enfin sont équipées à 50 % en intrusion et 35 % en contrôle d’accès, environ. Il reste donc un large potentiel à exploiter. Les PME et grandes surfaces « à risques » sont en revanche équipées à presque 100 %. C’est aussi un marché de renouvellement et qui a des besoins de supervision. Notons au passage que, dans beaucoup d’entreprises, la partie intrusion domine largement la partie contrôle d’accès. Pourtant, à 80 %, les actes de malveillance viennent de l’intérieur de l’entreprise… le contrôle d’accès a donc un potentiel d’exploitation énorme en regard de l’intrusion, qui ne couvre en fin de compte que 20 % des actes de malveillance. Concernant les marchés publics, les taux d’équipements sont très disparates. L’équipement est très faible dans les hôpitaux, universités et tribunaux. Il est fort dans les ports, aéroports et musées. En résidentiel, le taux d’équipement constaté en 2008 est d’environ 8%, ce chiffre étant davantage associé à l’intrusion qu’au contrôle d’accès. C’est un marché passif, mais porteur par le volume. »