Aux regards de ces éléments et en attendant la remise du rapport sur la tempête Xynthia à Nicolas Sarkozy, il y a fort à parier que la définition des responsabilités de chacun va être l’occasion d’un âpre combat juridique. Des bruits courent déjà, de-ci de-là, que des enjeux financiers et immobiliers auraient incité certains édiles de la commune à ignorer les rappels à l’ordre de la Préfecture… Il semble, en outre, que les digues n’ont pas été entretenues comme elles auraient du l’être.
Toujours est-il qu’en vertu des articles L 2212-25, L 2212-4 et L 2215-1 du Code Général des collectivités territoriales et au titre des risques encourus par La Faute-sur-Mer, la Préfecture de Vendée et le maire se devaient d’agir en raison de leurs pouvoirs de police générale. Ils ne l’ont visiblement pas fait…
Il ne faut pas oublier également que les cartes du PPRI sont consultables par tous et que, lorsqu’on acquiert un terrain pour y faire construire, il semble logique de consulter ce type de document public.
Rappelons que Xynthia a fait 59 morts, dont près de la moitié à La Faute-sur-Mer…
* Le Figaro du jeudi 11 mars 2010.
** Stéphane Raison, « Le classement des digues littorales au titre de la sécurité civile : un exemple de mise en oeuvre en Vendée », Direction Départementale de l’Equipement de la Vendée, Service Maritime et des Risques
> L'urbanisme galopant n'est pas en cause que sur le littoral. Selon une étude de l'IFEN (Insitut français de l'Environnement),près de 100 000 logements auraient été construits dans les zones inondables (zones de crues) dans 424 communes de plus de 10 000 habitants, entre 1999 et 2006.
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