D'après une étude des services Restauration des
terrains de montagne (RTM) le risque d'avalanche intéresse quelque 1 429 sites sur
292 communes de 17 départements des six massifs. […]
Dès 2006, la direction générale de la prévention des
risques informait les préfets de montagne de la démarche « Sites sensibles aux
avalanches », la première à classer les sites selon l’importance de leur
risque.
La méthode de François Rapin et de son
groupe d’experts consiste à croiser deux paramètres. « Ces drames sont la
conjonction d’un aléa, un phénomène avalancheux quantifié et localisé, et d’une
vulnérabilité, à savoir des zones habitées ou des voies de communication. »
Chaque couloir a été classifié selon sa population, sa morphologie, son
histoire et la climatologie du massif. Entre 2005 et 2010 l’inventaire
exhaustif est réalisé avec les services RTM des départements concernés, mais aussi des cabinets privés. Les
conclusions sont toutes récentes. Quelque 1 429 sites ont été répertoriés sur
292 communes de 17 départements des six massifs. Et 21 % d’entre eux sont
considérés comme de sensibilité forte et 24 % douteuse.
On découvre que 109 de ces avalanches
exposant des habitations ne sont pas répertoriées dans des plans de préventions
des risques naturels (PPR). Selon Jean-Claude Bourdais, qui a perdu son fils
dans l’avalanche de Chamonix et créé une association pour que pareil drame ne
survienne plus : « Ces sites sensibles doivent déboucher sur de nouveaux
PPR et des plans communaux de sauvegarde. » Bref, les directions
départementales des territoires (Ex-DDE) ont du pain sur la planche.
Une centaine de couloirs a été identifiée
par le Cemagref (institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de
l'environnement) dans la liste des sites potentiellement dangereux, alors même
qu’ils étaient mal ou pas répertoriés dans des plans de prévention de risques
naturels. Voici les sites de la région dont la sensibilité a été jugée
forte, donc « nécessitant une étude approfondie du risque avalanche »,
et dont le zonage et les prescriptions sur la construction pourraient évoluer :
- En Haute-Savoie : Le Grand Essert à Entremont,
Moliésule à Mont-Saxonnex.
- En Savoie : Les Côtes à Avrieux, le Grand Ruisseau,
à Tours-en-Savoie, les Frênes à Saint-Martin-de-Belleville, Saint-Jacques
Centre à Mâcot-la-Plagne, la Crase du Moulin à Peisey-Nancroix, L’Arcelle-Neuve
à Lanslevillard, le Grand-Lognan, Saint-Jacques Est à Mâcot-la-Plagne, le
Barbier à Avrieux, La Grande-Rosière aux Allues, Crêve-Tête à
Saint-Jean-de-Belleville, Ruisseau de Bonnenui à Sollières-Sardières, Mont-Cuchet à Saint-Étienne-de-Cuines, l’Echeru à Hauteluce, Grande-Raze-Crétière à
Granier, le Drérion Combe Benoit à Chapelle.
- Dans les Hautes-Alpes : Le Rif de Rouart à
Saint-Véran, le Pont de la Gorge à Réallon, Château du Poët à Saint-Maurice.
- Dans les Alpes-de-Haute-Provence : Combal à Larche, Pointe Fine à
Condamine-Châtelard.
- En Isère : Roche Brune à Salette-Fallavaux.
Sources : Dauphiné
Libéré-CatNat
Retrouvez-nous aussi sur
Le Blog
Expoprotection
Twitter
Viadeo
LinkedIn