Aéroport à label international malgré sa taille modeste, Brive-Souillac aura fait ou fera l’objet de trois paraphes ministériels pour devenir une réalité : l’Intérieur, l’Immigration, les Transports. Le premier désignera un Préfet coordinateur (vraisemblablement celui de la Corrèze) auquel seront confiés tous les pouvoirs de Police. Un arrêté fixera toutes les règles, pour l’aviation civile, la police de l’air, les douanes, la gendarmerie. Ce même arrêté précisera également les agréments donnés aux entreprises appelées à travailler sur le site, comme les taxis ou les sociétés privées de surveillance.
Un poste frontière sera ouvert sous contrôle du second ministère, avec la création de nouveaux emplois, le troisième devant donner son imprimatur pour le fonctionnement des installations. C’est à ce dernier que reviendront les phases de tests divers, concernant les différentes structures, avant qu’il ne signe ses propres arrêtés.
« Tous ces acteurs jouent un rôle majeur en matière de prévention des risques à différents niveaux, analyse le dirigeant. La sécurité est en quelque sorte leur point commun, que ce soit celle des personnes et des biens, ou celle des bâtiments, des appareils, des structures annexes, etc.. Brive-Souillac aura des moyens de protection et de surveillance identiques à tous les aéroports, mais en proportion de ses besoins. Présence policière intra muros, surveillance par des entreprises dédiées de son périmètre, bureau de douane et de PAF. Bien entendu, les équipements modernes sont prévus, appareils de détection, portiques, etc.. »
La sûreté sera affaire d’hommes et de structures. Gestion des flux, que ce soit les personnes ou les marchandises, zones réservées, filtrage des individus amenés à circuler sur les tarmacs comme dans les locaux les plus divers, définition des places de parking des avions selon leur emploi, forment un catalogue non exhaustif des missions confiées aux employés. L’aviation dite commerciale – donc véhiculant des passagers – fera l’objet d’une surveillance accrue, sans que ne soit délaissée pour autant l’aviation d’entreprise.
« Nous avons une idée des outils qui nous seront attribués, explique Dany Blanchet. Détection EDS (scanner permettant d’analyser les bagages sans les ouvrir), tapis d’acheminement des valises et autres colis, portiques, espaces de réception et d’accueil. Notre souci est d’utiliser au mieux l’ensemble de ces process en gênant le moins possible les intéressés. Le nombre d’agents présents – fonctionnaires de police, vigiles privés, sera en regard de l’importance des arrivées. Il est évident que le débarquement d’un A320 nécessite plus de monde à sa réception qu’un petit appareil de tourisme. Nos équipes seront donc évolutives. »
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