Le risque « inondation » estle premier risque naturel en
France :
dommages importants, 8 000 communes
concernées, 20 000 km² de zones inondables et 4,5 millions de Français vivant
dans ces zones. En outre, l’importance des dommages s’est considérablement
accrue depuis 50 ans en raison de l’important développement urbain effectué dans
les zones inondables. Si les dommages directement liés aux inondations se
traduisent par des coûts considérables, les effets indirects, quant à eux,
affectent durablement l’économie locale voire nationale pour les plus grands
fleuves. Selon le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement
durable et de la Mer, une crue de la Seine comme celle de 1910 coûterait à la
collectivité nationale environ 10 milliards d’euros.
Ce risque doit donc être pris en
compte à une échelle nationale, d’autant plus que les systèmes de protection
rapprochée ont démontré leurs limites. La restauration des champs d’expansion
des crues, la prise en compte du risque dans l’urbanisme, la réduction de la
vulnérabilité et le renforcement de la conscience du risque apparaissent ainsi
désormais comme les actions de prévention des inondations les plus efficaces
pour limiter durablement les dommages aux personnes et aux biens.
Pour permettre à tous les acteurs
concernés de prendre conscience de ce risque et mettre en œuvre les stratégies
les plus efficaces afin de s’en prémunir, le ministère met à disposition de tous
divers outils :
>
Vigicrues
Lancé en 2007 par Michèle
Alliot-Marie dans le cadre du plan Vigilance « pluie-inondation », le site www.vigicrues.ecologie.gouv.fr
présente une carte très régulièrement mise à jour, couplée à un bulletin de
suivi, qui permet de savoir si dans les 24 heures un phénomène météorologique
(pluie) ou hydrologique (inondation) dangereux touchera un département.
> 5 fiches
entièrement dédiées à la « vigilance pluie-inondation » consultables sur www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/5_fiches_vigicrue.pdf
A noter que, depuis 2002, une
réforme de la politique de prévention a été engagée. Elle s’articule autour de
la mise en place des Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI)
qui regroupent les propositions définies par les collectivités et les services
de l’Etat. Forts de leur réussite, quinze nouveaux PAPI ont été lancés sur des
bassins versants particulièrement sensibles, début 2007, s’ajoutant ainsi aux 42
PAPI retenus en 2003.
Par ailleurs, l’adoption de la directive européenne
relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondations, adoptée le 18
septembre dernier, implique l’ouverture de nouveaux chantiers : la transposition
de la directive en droit français, l’actualisation de la cartographie des aléas
et des enjeux et l’élaboration des plans de gestion des risques d’inondations à
l’échelle d’unité hydrographique cohérente. « Les PAPI sont des instruments
d’avenir, d’autant plus qu’ils constituent le modèle qu’il nous faudra mobiliser
pour l’élaboration de ces plans d’actions » a conclu la Secrétaire d’Etat.
Source :ministère de
l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la
Mer.
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