Réglementation | 13-11-2009

Le système d'alerte national par sirène en passe d'être modernisé

Sirene AE&T

Les sirènes des villes, qui retentissent trois fois tous les premiers mercredi du mois, pour s'assurer de leur bon fonctionnement, ont pris un sérieux coup de vieux. Installées en 1940 pour les besoins de la Défense civile, elles vont enfin recevoir un mode d'emploi digne de ce nom. Et seront même secondées par des automates qui diffuseront des messages télé et radio, mais aussi des SMS et des courriels directement chez les particuliers afin  que chacun sache quelle conduite adopter selon le type d'incident.

Dans son projet, concocté avec l'aide du cabinet de consultants Deloitte, la Direction de la sécurité civile voit grand. « Grâce à un système d'émission de données numériques, il sera possible d'allumer à distance certains téléviseurs pour diffuser des alertes à domicile», révèle son directeur, le préfet Alain Perret. L'objectif est surtout de fournir une information sectorisée, selon les «bassins de risque ».

Concrètement, les sirènes, dont le nombre sera réexaminé, vont émettre selon un nouveau protocole. Une sonnerie : c'est l'alerte. Deux sonneries : les consignes. Des messages sont diffusés par tous moyens (télé, radio, Internet, réseaux mobiles) sur la «conduite à tenir» : rester confiné, en cas de pollution atmosphérique par exemple, ou évacuer, en cas d'inondation ou de propagation d'incendie.

Un logiciel tourne actuellement à Beauvau pour simuler ici un feu de forêt, là, la propagation d'un nuage radioactif. Il s'agit d'évaluer les secteurs à inclure dans un éventuel plan d'intervention, en fonction des conditions météo. Les préfets de zone doivent préparer des plans sur mesure. « Prendre la décision d'évacuer est une décision grave qui nécessite de bien circonscrire le périmètre, pour éviter la paralysie et la panique », confie le préfet Perret.

Le ministre de l'Intérieur pourra, de son côté, à tout moment, ordonner une alerte nationale via le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) au siège de la direction de la Sécurité civile, à Asnières, sur les quais de Seine. Pour la première fois, le réseau national d'alerte et ses miliers de sirènes pourra être déclenché par satellite. Alors qu'il est actionné manuellement depuis soixante-dix ans en chaque point du territoire par un agent qui appuie consciencieusement sur son bouton.

Parallèlement, la Direction de la sécurité civile met en place le Centre régional d'alerte au tsunami de l'Atlantique nord et de la Méditerranée occidentale (CRATANEM). Un quart des tsunami de la planète prennent naissance dans la Méditerranée. Le nouveau système permettra d'évaluer avec précision le temps entre le déclenchement du séisme sous-marin et l'arrivée des premières déferlantes sur la côte. Ce qui laisse un quart d'heure à une demi heure au maximum pour réagir. C'est pour cette raison qu'il apparaît nécessaire que l'appel des sirènes soit accompagné d'une culture qui donne les bons réflexes.

 

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  • RNA - 26/05/2011, 18:09

    THIERRY

    EFFECTIVEMENT LE RNA EST AUJOUR'HUI PLUS VRAIMENT AU NIVEAU ADEQUAT ,DONC CELA EST TRES CORRECT DE LE REVOIR , ENCORE FAUT-IL SENSIBILISER LES CITOYENS ,COLLECTIVITES ...