Elles jouent en effet un rôle primordial dans l’évolution et l’accélération des méthodes de recherche. Ces informations d’analyse du contenu de l’image sont générées par une caméra en parallèle de sa capacité à produire des flux vidéo et audio. Les métadonnées issues d’un équipement de prise de vue peuvent ainsi contenir des détails sur les objets présents dans une scène, entrant ou sortant du champ des zones sous surveillance vidéo. Leur exploitation a posteriori permet d’optimiser la recherche, sans avoir à balayer l’intégralité des enregistrements. Elles autorisent des gains de temps et de traitement significatifs, dans la mesure où ces données indépendantes de l’image ne nécessitent pas de décompression du flux vidéo pour être exploitées. Un outil d’investigation précieux dont Sony tire avantage dans ses solutions, explique Luc Plaud : « Un flux de métadonnées autorise des déclenchements d’actions par une analyse du serveur en temps réel, mais aussi une exploitation a posteriori. Ce flux est alors filtré, de manière à effectuer une analyse plus élaborée que celle proposée en standard, type détection de mouvement. » Il est possible de lancer une requête, soit sur le filtre qui a permis de déclencher un enregistrement, soit sur un filtre déterminé au moment de la recherche. Cette technique impliquant l’usage des métadonnées permet de balayer des volumes de vidéos importants, en accéléré, sans solliciter de ressources trop importantes. En somme, les gains obtenus à travers l’exploitation des métadonnées sont énormes : c’est ce que laissent entendre les avancées de la vidéosurveillance intelligente dite de « 3e génération ».
Alors que les fonctionnalités de détection standard se fondent sur l’analyse de mouvements à l’intérieur de zones définies dans l’image, les métadonnées peuvent décrire tout le contenu de cette image, indépendamment de la définition de zones. Il est ainsi possible de créer une requête sur la base d’un signalement. A l’appui d’une description assez précise, puisqu’elle inclut les critères suivants : classification de l’objet (véhicule, personne), identifiants d’objets (contenu textuel, couleur), taille, mouvement, durée de mouvement, occurrences d’un événement. Autant d’informations qui, stockées sur une base de données, permettent d’effectuer tous types de requêtes sur un enregistrement, avec des performances notables : « Les technologies actuelles de traitement et d’écriture dans une base de données nous ont permis, dans le cadre de certaines applications, d’optimiser les résultats de requête dans un délai de l’ordre de trois à cinq secondes, estime Jean-Marc du Saillant du Luc, avant d’ajouter : dans ce délai, le système peut couvrir l’ensemble des requêtes, de la plus simple à la plus complexe, en intégrant tous les paramètres descriptifs de l’image (taille, direction, vitesse, couleur). » De quoi rapprocher l’analyse vidéo en différé de l’analyse en temps réel…
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