Une étude interne de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (Gema), établit le classement des 26 départements les plus exposés au risque de submersion marine et surtout le nombre d’habitations et de locaux professionnels concernés par de telles catastrophes. La Mission risques naturels (MRN), une association professionnelle commune au Gema et à la FFSA, a compilé et croisé des informations existantes : le profil habitat 1999 de l’Insee – actualisé – et le fichier des entreprises Sirene 2008 du même institut. A partir d’une cartographie mondiale réalisée par la Nasa, qui délimite les zones à risque, la MRN a recensé tous les locaux bâtis dans ces périmètres à moins de 5 m du niveau de la mer (norme à partir de laquelle on considère qu’il peut y avoir inondation). Cette évaluation est, bien sûr, à considérer avec prudence. Résultat : plus de 80 000 maisons sous les eaux dans l’Hérault, près de 70 000 dans le Nord ou encore 60 000 en Vendée… En France, ce sont au total 770 000 logements et entreprises qui seraient menacés par les effets de marées exceptionnelles.
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L’étude qui vient d’être réalisée pose la question de la pertinence des Plans de prévention des risques naturels d’inondation (PPRNI) des communes. Plus de la moitié des PPRNI ne sont pas correctement renseignés (61 %) sur l’aléa « submersion marine ». Pour les 120 communes où ils sont renseignés, ils sont « approuvés » pour seulement 40 % d’entre eux. Enfin, 21 % des communes concernées disposent d’un PPRNI prescrit depuis plus de quatre ans. Les deux communes les plus touchées en Vendée entraient dans cette catégorie.
Cette enquête montre à quel point la question climatique est devenue majeure pour les assureurs. La profession avait d’ailleurs déjà lancé une étude sur ce type de risques en 2009, après la tempête Klaus. Cette dernière chiffrait le coût des catastrophes naturelles qui ont frappé la France entre 1988 et 2007, indemnisées par les assureurs, à 34 milliards d’euros, dont 17 milliards pour les seules tempêtes. Pire, elle évaluait un doublement de ce coût d’ici à 2030 avec une facture de 60 milliards d’euros. Cette augmentation de 100 % se fonde sur une multiplication des événements exceptionnels type canicule ou Xynthia, et sur un « enrichissement » des zones côtières (des locaux de plus grande valeur, plus nombreux et mieux équipés, etc.), avec des sinistres de plus en plus coûteux à indemniser [...].
Source : JDD et CatNat.
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