Caméras fixes ou mobiles ?
Qu'elles soient numériques ou analogiques, les caméras de surveillance peuvent se présenter sous deux formes : celle d'un « dôme mobile » équipé d'une tête pivotante qui, réseau-commandé, est capable de se déplacer sur 360° pour aller chercher le plus petit détail de l'image. Ou celle d'une simple caméra fixe, dont le champ de vision est limité à un angle donné selon les modèles. « Contrairement aux caméras mobiles, les caméras fixes ne changent pas de point de vue », explique Stephan Itart-Longueville, directeur général de Panasonic France, constructeur de caméras. « Les opérateurs se déplacent à l'intérieur de la scène urbaine en zoomant à l'intérieur de l'image. »
En pratique, les modèles de caméras les plus plébiscités sont généralement les dômes mobiles, jugés plus polyvalents que les autres. Pourtant, sur le terrain, on rencontre une majorité de caméras fixes. « En moyenne, seulement 30 % des caméras installées en ville sont motorisés », détaille Stephan Itart-Longueville. « Le reste se compose uniquement de caméras fixes. » Un paradoxe qui s'explique, sans étonnement, par le coût du matériel. Les caméras mobiles sont deux à quatre fois plus chères que les caméras fixes. Du coup, les acheteurs se montrent hésitants et installent leurs dômes au compte-goutte. « Dans un parking public, par exemple, un système de caméra sera plutôt installé à l'entrée », explique Frédéric Loones. « Car c'est un goulot d'étranglement. Du coup, une seule caméra suffit pour ne rien rater. »
Le choix d'une caméra est stratégique. « Il se fait en fonction de la distance à couvrir et de la mission qui lui est assignée », précise Arnaud Loisel, président d'Altetia, bureau d'études spécialiste des questions de vidéosurveillance. « La caméra peut servir à identifier des personnes. Mais elle peut tout aussi bien se cantonner à un rôle d'observation. » Tout est une question d'habileté à combiner les deux modèles, afin d'optimiser au maximum le rapport coût/efficacité de l'ensemble. Pour surveiller une zone publique, il faut donc coupler des caméras fixes (d'observation) avec des caméras dôme mobiles (d'identification) et les utiliser en binôme. Pour avoir la scène de loin, la caméra fixe se focalise sur un plan large. En parallèle, l'opérateur manipule la caméra mobile, via un joystick. « Il faut être en mesure d'observer la scène dans son ensemble ou de reporter son attention sur un point bien précis », résume Frédéric Loones. Là encore, la qualité des images compte. « Pour des missions d'identification, il est nécessaire d'installer des caméras dotées d'une très bonne définition », prévient Stephan Itart-Longueville. « Mais pour de l'observation, cela n'a pas d'importance. »
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