Dossiers | 26-10-2009

Compartimentage coupe-feu : la convivialité rejoint la performance (Partie III)
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Tournées vers l’habitat, le tertiaire ou l’industrie, les solutions de compartimentage évoluent, sur fond de normes précises et d’une réglementation qui se met à l’heure européenne.

Pose et maintenance non certifiées : la roulette russe

Intro 3

Sauf exception rarissime, les fermetures coupe-feu ne font pas l’objet d’un lot spécifique dans les cahiers des charges et les consultations adressées aux entreprises du bâtiment. Intégrées -voire noyées- dans des lots à plus ou moins large couverture, elles sont prises en main par des professionnels dont ce n’est pas forcément le cœur de métier, professionnels qui sous-traitent (ou pas), la partie coupe-feu aux entreprises dont le compartimentage est la vocation. Mais, dont une très faible fraction seulement assure la pose, et une fraction encore plus réduite, la maintenance.

 

 

 

Des opérations sensibles

Pose et maintenance : voilà pourtant deux opérations sensibles qu’il y a lieu de pratiquer dans les règles de l’art si l’on veut être certain que les équipements concernés rempliront bien leur rôle en cas d’incendie : fermeture effective sur déclenchement automatique ou manuel, tenue au feu conforme aux performances initiales. Pour autant, ni l’installation ni la maintenance ne font encore l’objet d’une certification obligatoire. Seules existent deux certifications volontaires, définies par l’APSAD, I 16 pour l’installation des fermetures coupe-feu, et F 16 pour leur maintenance. Des certifications qui ne sont encore l’apanage que d’une poignée d’entreprises car, dans l’univers du bâtiment, certains corporatismes n’incitent pas à la dissociation du lot coupe-feu, et pas davantage à promouvoir ce type de certification.

Pourtant, lentement mais sûrement, la situation évolue sous la pression d’une réglementation incendie toujours plus exigeante, en voie d’unification au niveau européen. Et aussi sous la promesse d’une réduction de prime consentie par les compagnies d’assurances aux sociétaires résolus à entretenir parfaitement leurs installations en s’entourant d’un maximum de garanties.

Car, même installée de manière irréprochable, une porte coupe-feu peut, pour un certain nombre d'autres raisons, ne pas fonctionner le jour où l’incendie se déclare, ou voir altéré son degré de résistance au feu.

Principales causes : l’absence totale d’entretien qui laisse la rouille et la poussière envahir le mécanisme, mais aussi le tasseau de bois, destiné à bloquer tout mouvement pendant la durée de travaux connexes – mais oublié ensuite – ou bien encore d’autres interventions irresponsables (perçage d’une fermeture coupe-feu pour y faire passer un câble) relevées par les experts de l’assurance.

 

 

 

Chacun s’organise à sa manière

A quoi bon s’équiper en effet d’un dispositif coupe-feu destiné à contenir efficacement l’incendie et  préserver au maximum l’intégrité d’un bâtiment si, faute d’un bon fonctionnement, le sinistre gagne tout l’établissement? Le constat des assureurs est en effet sans appel : les faillites d’entreprises occasionnées par le feu sont moins liées à l’ampleur des dégâts matériels qu’à la perte d’exploitation. Laquelle aurait sans doute été minimisée si les fermetures avaient joué, au bon moment, le rôle qui leur est dévolu. Attentifs à cette nécessité, les spécialistes de la porte coupe-feu s’organisent, chacun à sa manière.

« Malgré les clauses de certains cahiers des charges, faisant obligation d’une maintenance, malgré les recommandations de "vérification" au moins annuelle préconisées pour les ERP, et malgré les obligations d’entretien faites pour les IGH et certains sites industriels, le "réflexe-maintenance" est encore peu répandu, reconnait-on chez Malerba. La non-obligation d’une certification propre à l’installation et à la maintenance a été pour nous une raison supplémentaire d'organiser la formation spécifique de certains professionnels de la pose, qui apportent aujourd’hui les meilleures garanties sur le terrain. »

Même souci chez Lutermax qui, sollicité également pour la pose, s’appuie sur une quinzaine de partenaires-installateurs régionaux, possédant aussi bien la connaissance de la marque que celle de la réglementation. « Pour notre clientèle, tout se passe comme s’ils faisaient partie de l’entreprise, » observe Umberto Russo, directeur commercial de Lutermax. « De même, lorsqu’il s’agit de maintenance ou d’intervention ponctuelle. Et c’est d’ailleurs pourquoi nous avons initié avec eux un processus de double certification I 16 et F 16. La première est en très bonne voie, la seconde suit. »

Quant à Portafeu, outre l’étude et la fourniture d’équipements, la société offre par exemple aux métalliers qui le souhaitent, la garantie APSAD d’une certification I 16 en matière d’installation, et F 16 en maintenance, certifications qu’elle a été la première à obtenir dans l’Hexagone. Une offre à laquelle ces professionnels sont plus particulièrement sensibles en matière de maintenance, domaine où la société leur donne l’assurance d’une prestation d’égale qualité, qu’il s’agisse de matériels de sa marque ou d’équipements issus d’autres horizons.

 

> Partie I du dossier

 

> Partie II du dossier

 

> Pour en savoir plus sur les solutions et leurs évolutions

 

Article publié dans APS 185, novembre 2009.

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