A quoi bon s’équiper en effet d’un dispositif coupe-feu destiné à contenir efficacement l’incendie et préserver au maximum l’intégrité d’un bâtiment si, faute d’un bon fonctionnement, le sinistre gagne tout l’établissement? Le constat des assureurs est en effet sans appel : les faillites d’entreprises occasionnées par le feu sont moins liées à l’ampleur des dégâts matériels qu’à la perte d’exploitation. Laquelle aurait sans doute été minimisée si les fermetures avaient joué, au bon moment, le rôle qui leur est dévolu. Attentifs à cette nécessité, les spécialistes de la porte coupe-feu s’organisent, chacun à sa manière.
« Malgré les clauses de certains cahiers des charges, faisant obligation d’une maintenance, malgré les recommandations de "vérification" au moins annuelle préconisées pour les ERP, et malgré les obligations d’entretien faites pour les IGH et certains sites industriels, le "réflexe-maintenance" est encore peu répandu, reconnait-on chez Malerba. La non-obligation d’une certification propre à l’installation et à la maintenance a été pour nous une raison supplémentaire d'organiser la formation spécifique de certains professionnels de la pose, qui apportent aujourd’hui les meilleures garanties sur le terrain. »
Même souci chez Lutermax qui, sollicité également pour la pose, s’appuie sur une quinzaine de partenaires-installateurs régionaux, possédant aussi bien la connaissance de la marque que celle de la réglementation. « Pour notre clientèle, tout se passe comme s’ils faisaient partie de l’entreprise, » observe Umberto Russo, directeur commercial de Lutermax. « De même, lorsqu’il s’agit de maintenance ou d’intervention ponctuelle. Et c’est d’ailleurs pourquoi nous avons initié avec eux un processus de double certification I 16 et F 16. La première est en très bonne voie, la seconde suit. »
Quant à Portafeu, outre l’étude et la fourniture d’équipements, la société offre par exemple aux métalliers qui le souhaitent, la garantie APSAD d’une certification I 16 en matière d’installation, et F 16 en maintenance, certifications qu’elle a été la première à obtenir dans l’Hexagone. Une offre à laquelle ces professionnels sont plus particulièrement sensibles en matière de maintenance, domaine où la société leur donne l’assurance d’une prestation d’égale qualité, qu’il s’agisse de matériels de sa marque ou d’équipements issus d’autres horizons.
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Article publié dans APS 185, novembre 2009.
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