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Nombre d’accidents |
Part dans le total des accidents (%) ** |
| Types d’accidents * |
|
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| Fuites |
180 |
100 |
| Ruptures |
29 |
16 |
| Inflammations |
19 |
11 |
| Produits concernés |
|
|
| Gaz naturel, GPI |
84 |
46 |
| Hydrocarbures liquides (HC) |
59 |
33 |
| Produits chimiques (PC) |
37 |
21 |
| Conséquences * |
|
|
| Accidents mortels |
5 |
3 |
| Accidents avec blessés |
33 |
18 |
| Pollution |
73 |
41 |
| Principales causes et origines * |
|
|
| Corrosions |
28 |
16 |
| Erosions |
3 |
2 |
| Travaux de tiers |
43 |
24 |
| Travaux de l’exploitant de l’ouvrage |
3 |
1,5 |
| Equipements |
23 |
13 |
| Défaillance de soudure |
8 |
4,5 |
| Défaut de construction |
2 |
1 |
| Exploitation (mauvaise manœuvre) |
5 |
3 |
| Contrôles/épreuves |
2 |
1 |
| Causes externes : collision |
1 |
0,5 |
| Causes naturelles : foudre, gel, etc. |
8 |
4 |
| Malveillance |
1 |
0,5 |
* Non exclusifs ou exclusifs les un(e)s des autres. ** Plusieurs causes possibles. Mais dans 100 % des cas, une fuite est toujours une des causes.
Le tableau ci-dessus montre que les travaux de tiers à proximité des ouvrages constituent une source importante d'accidents. Il s’agit même de la première cause des accidents enregistrés si l’on ne considère que les fuites sur la partie linéaire des canalisations (hors installations annexes) et si on classe isolément le cas particulier des canalisations de saumures, à l’origine de nombreuses fuites ces dernières années. Le scénario est à chaque fois sensiblement le même : des chantiers indépendants de la canalisation sont engagés et des engins de terrassement endommagent ou perforent la canalisation. Des insuffisances d'organisation dans la préparation du chantier sont fréquemment mises en évidence : absence de déclaration réglementaire préalable (DR et/ou DICT), méconnaissance des servitudes inhérentes au passage de canalisations, difficulté de communication ou absence de coordination entre les différents acteurs. Cette cause reste la plus redoutée, pouvant être à l’origine d’une rupture complète suivie d’inflammation qui constitue le scénario le plus grave. Les défaillances affectant le matériel sont principalement liées à la corrosion, à la fissuration sous contrainte et à des soudures défectueuses. Une série d'accidents récents met aussi l'accent sur des problèmes d’équipements : joints de bride, organes de sectionnement, vannes, pompes, garnitures, soupapes... et renvoie aux précautions de montage, de contrôle et d'entretien. Enfin, le contrôle des parties « inertées » et des bras morts, voire leur suppression, ne doit pas être perdu de vue. La corrosion est récemment devenue la première cause de fuite du fait, d’une part, de l’amélioration sensible de la maîtrise des travaux tiers (les opérateurs de réseaux se déplaçant quasi systématiquement sur les chantiers afin de proposer les actions de prévention appropriées et d’assurer le marquage au sol du tracé de leurs réseaux) et, d’autre part, du vieillissement progressif des installations face auquel les actions de surveillance et de maintenance doivent être sans cesse adaptées. Les canalisations cheminent souvent sur des zones très étendues et peuvent aussi être exposées aux divers types d'agressions naturelles (impacts de foudre, gel, mouvements de terrains, etc.).
Source : ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer. Fiche réalisée en fonction des 180 accidents de transport de matières dangereuses enregistrés par la DGPR/BSEI et ayant conduit à une perte de confinement du produit transporté au cours des 40 dernières années. Pour des raisons d’indisponibilité d’informations, le nombre d'accidents survenus est supérieur à celui des accidents enregistrés, en particulier pour la période antérieure à 2006.
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