Enfin,
si le risque n'est pas totalement écarté, il faut veiller à n'utiliser que les
seuls équipements conçus pour fonctionner dans ce type d'atmosphère,
conformément à la directive Atex 94/9/CE. La législation oblige, en effet, l'entreprise à
définir trois types de zones classées par ordre de gravité de 0 à 2. 0
signalant un risque hautement probable (voir encadré). Le classement de la zone
a son importance puisqu'il impacte le choix des appareils. Lesquels sont
classés en trois catégories (de 1 à 3) selon le degré de protection requis par
la zone où ils seront implantés. Certains prestataires savent mettre en conformité les équipements tels
que les chariots, pompes, et autres machines aux exigences de la directive
Atex.
C'est notamment le cas de Pyroban France, qui fournit des solutions de
sécurité antidéflagrante . « Nous éliminons ou rendons inopérante toute
source déclenchante comme une étincelle d'origine électrique ou életrostatique
ou tout autre point chaud », explique Jean-Marie Constant, directeur général
pour la région Sud Europe. L'équipement est soumis, avant sa conversion, à un
diagnostic qui permet d'évaluer les
risques, puis de les éliminer. Sans pour autant que l'équipement ne perde ses
qualités intrinsèques. « Il doit par exemple afficher le même tour
minute et réclamer la même périodicité entre deux maintenances quelque soit
l'environnement où il est appelé à fonctionner », précise le directeur
de Pyroban France, qui compte parmi ses clients des grands de l'agroalimentaire
(Coca-Cola, Nestlé) de la parfumerie (L'Oréal), de la pharmacie
(Glaxosmithkline), du secteur pétroplier (BP, Shell), etc. Pyroban fait face,
depuis quelques mois, à des demandes d'industriels qui souhaitent revoir leur zonage afin de limiter les coûts
de conversion d'équipement. Sachant que cette opération peut doubler, voire
tripler, le prix de la machine. Bien
sûr, les grandes entreprises ne sont pas les seules concernées par
l'Atex. A la différence de ces dernières, les PMI et PME manquent de
connaissance sur ce sujet. Notamment celles qui utilisent des cabines
peintures ou qui ont un atelier de menuiserie. « Ce sont ces
entreprises qui sont les plus vulnérables, cela nécessite des actions de
sensibilisation et de formation », constate le directeur de l'Ineris.
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