Les séismes survenus en 2011 ont coûté au moins 226 milliards de dollars de perte pour le secteur de l'assurance d'après le réassureur Suisse Ré.
Parmi les séismes de 2011, celui du Japon est sans surprise celui qui a coûté le plus avec entre 210 et 300 milliards de dollars (entre 163 et 234 milliards d'euros) de perte. Un coût qui lui attribue également le triste record de la catastrophe naturelle la plus onéreuse de tous les temps, selon Swiss Re. A côté, la catastrophe en Nouvelle-Zélande a coûté 15 milliards de dollars et celle en Turquie survenue en octobre, 750 millions. A titre de comparaison, les tremblements de terre de 2010 n'avaient coûté "que" 50 milliards de dollars.
Sans prendre en compte l’accident nucléaire, les pertes économiques liées au tremblement de terre et au tsunami s’élèvent à 166 milliards d’euros au Japon, tandis que le montant des indemnisations pourrait, quant à lui, s’élever à 32 milliards d’euros. D’après son concurrent Swiss Re, cela aurait pu être bien pire. Si le Japon avait été mieux assuré contre les tremblements de terre, cela aurait pu coûter beaucoup plus cher à l’industrie de l’assurance.
Même dans les pays industrialisés avec un fort risque sismique comme le Japon, les polices d’assurance contre les tremblements de terre ne sont pas très prisées. Les coûts sont alors supportés par des entreprises, des organisations caritatives, les gouvernements et in fine les contribuables. En revanche, en Nouvelle-Zélande, où Christchurch a été dévasté par un tremblement de terre de magnitude 6,3 en février, les pertes s’élèvent à 12,6 milliards d’euros dont 10 couverts par des assurances.
Néanmoins, comme l'explique Swiss Re, la contribution du secteur des assurances aux efforts de reconstruction diffère selon les événements. Ainsi, les assureurs ne devront endosser que 17 % des coûts totaux de la catastrophe du Japon. En revanche, ils prendront en charge près de 80 % des pertes économiques dues au tremblement de terre en Nouvelle-Zélande en février et seulement 4 % de celui survenu en Turquie. En 2010, le séisme à Haïti en janvier 2010 n'avait pas représenté une grande charge pour les assureurs, ceux-ci n'ayant eu à payer que 1 % des coûts, faute d'assurés.
Sources : Suisse Ré-CatNat
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